Architecture

Dessin d'architecture parisienne l'église du Val-de-Grâce

1 croquis dessin de paris église du Val-de-Grâce

1 croquis dessin de paris église du Val-de-Grâce

Au sommaire :

Dessiné de la rue de la Santé à Paris, ce petit dessin, croquis d'architecture représente l'église du Val-de-Grâce. L'église est un exemple de l'Art baroque français, la plus sculptée de France. La composition d'origine du site est conservée avec son parc. Au centre de la cour d'entrée, la chapelle du Sacré-Cœur de Marie se détache face au porche. L'église repose sur quatre cryptes ; l'une des quarte, celle sous la chapelle Sainte-Anne abrite les cœurs de la famille royale et les corps des princes de la famille d'Orléans jusqu'à la Révolution. Le dôme caractéristique est l'un des plus anciens de Paris. Le cloître quand à lui date de 1655. Les bâtiments ont échappé miraculeusement aux destructions révolutionnaires. En 1793, le Val-de-Grâce devient un hôpital militaire.

Une reine sans exemple, Dont le nom est immortel, En élevant ce beau temple, Se rend digne d'un autel. l'art surpasse la Nature, Dans ce royal bâtiment, Et sa noble Architecture, Donne de l'étonnement. Israël Silvestre, Dessinateur du roi

Eglise du Val-de-Grâce par les grands artistes de l'époque

La jeune reine Anne d'Autriche, très catholique, est élevée à la cour d'Espagne. Elle se lie d'amitié avec Marguerite de Veni d'Arbouze, une religieuse bénédictine. Elle lui fait obtenir la crosse abbatiale de l'Abbaye de Val-de-Grâce de Notre-Dame-de-la-Crèche dans la vallée de la Bièvre. La reine y installe les Bénédictines du Val-profond dans cette abbaye en 1621, après l'Oratoire de Bérulle (1611-1616). Elle même y séjourne à plusieurs reprises, dans le quartier du faubourg Saint-Jacques. Après 23 ans sans héritier, elle obtient finalement un fils : Louis XIV. La reine Anne d'Autriche se rend sur ce site et décide d'y construire une église afin de remercier Dieu de la naissance son fils. L'architecte François Mansart dessine les plans du monastère et de l'église en 1638 pour la naissance de Louis XIV à la demande de la reine. D'autres architectes participent ensuite à l'édification des monuments :

  1. Jacques Lemercier de 1646 à 1654
  2. Pierre le Muet jusqu'en 1667
  3. Le Duc jusqu'en 1667
  4. Pierre Mignard
  5. Michel Anguier
  6. Michel François.

Le roi Louis XIV pose la première pierre de l'édifice dont la construction se termine deux ans plus tard à la date du  1er avril 1645.  Les plus grands artistes de l'époque participent à la décoration baroque du lieu de culte. A noter que les sculptures sont les œuvres des deux sculpteurs Michel Anguin et Philippe Buyster. Ce dernier réalise les colonnes, pilastres écussons et la majorité des sculptures extérieures, tandis que les frères Anguier l'ornementation intérieur avec les anges, les Docteurs, les figures des Vertues. Le maître autel est une copie du chef-d'œuvre du sculpteur  Michel Anguier dont l'original est à l'église Saint-Roch. Le baldaquin a été conçu par Le Duc. La superbe fresque est l'œuvre du peintre Pierre Mignard.

Les deux chapelles : Saint-Sacrement et Sainte-Scholastique

la chapelle du Saint-Sacrement est construite par Jacques Lemercier. Parmi les sculptures réalisées par Anguier, on trouve les pères de l'église que sont :

  • Saint-Grégoire
  • Saint-Augustin
  • Saint-Ambroise
  • Saint-Jérôme

Cette chapelle dédiée à l'Eucharistie symbolise le corps du Christ par les épis de blé et le sang du Christ par les grappes de raisins. Au dessus de la grille, la peinture de jean-Baptiste de Champaigne Le Christ donnant la communion aux anges illustre également l'Eucharistie. Les peintures de paysages de la chapelle Sainte-Scholastique sont de Dufresnoy.

Dallage de l'église

Le superbe dallage en marbre polychrome fut sauvé par un sacristain qui l'avait alors protégé par une couche de torchis en plâtre et foin. En effet, cette action était motivée par la volonté de le sauver des destructions révolutionnaires. Il fut redécouvert en 1826, alors que l'église fut rendue à l'exercice du culte.

Pour voir d'une grande Reine, L'ouvrage pompeux et beau, Belles nymphes de la Seine, Elevez-vous sur votre eau. Vos flots auprès du rivage, Dans leur éclatant miroir, N'en feraient pas mieux l'image, Que Siluestre la fait voir. Regis 1662

Les Bénédictines

Dans le quartier parisien du faubourg Saint-Jacques, sur l'ancienne route de Saint-Jacques-de-Compostelle, sont regroupés plusieurs ordres religieux dont :

  • les Ursulines
  • les Feuillantines
  • les Capucins
  • et les Carmélites

La Mère marguerite de Veni d'Arbouze rétablit l'ordre de l'observance totale à la règle de Saint-Benoît.

Le monastère royal, couvent et jardins

La châtellenie des Bourbons est transformée avec l'ajout d'un cloître en 1624. Le nouveau couvent, dessiné par Mansart, est réalisé par le Muet. Les travaux débutent en 1655 pour se terminer en 1667 avec les pavillons d'angle du cloître. Ce dernier est particulier, puisque sur deux étages. L'église éloignée, elle est reliée au bâtiment par la tour octogonale. Une place semi-circulaire été dessinée dans les plans des jardins du maître-architecte Mansart. Avec la construction du château d'eau en 1655 du monastère, la composition de la cour d'honneur est moins majestueuse que prévue avec la statue et la tombe de Broussais. Les jardins fidèles aux cartons originaux respectent la composition de l'ensemble architectural avec les axes visuels et les liaisons fonctionnelles. L'escalier avec la terrasse séparent le jardin haut pour la promenade, orné de parterres, du jardin bas avec son potager et arbres fruitiers.

Hôpital militaire et école

Le 31 juillet 1793, l'abbaye est affecté au service d'un hôpital militaire. Le Val-de-Grâce devient un établissement hospitalier d'instruction dès l'année 1796 de de fait le premier centre hospitalo-universitaire. En 1830, les travaux commencent pour agrandir les locaux et accueillir plus de blessés et malades. Sur les jardins sont élevés trois bâtiments supplémentaires liés par des galeries couvertes. Des générations de médecins et pharmaciens militaires y sont formés tels Villemein, Vaillard, Delorme. Il faut attendre 1850 pour qu'une école digne de ce nom ouvre ses portes. Dans cette école parisienne, y sont enseignés les domaines suivants :

  • l'hygiène
  • la prévention
  • la médecine humanitaire
  • la chirurgie de guerre et de catastrophe

Hospice des Augustines

A proximité de la rue ou j'ai effectué mon dessin, se trouve l'hospice des Sœurs religieuses Augustines. Ce bâtiment est construit sur l'emplacement de l'Hôtel de Chalabre entre 1836 et 1840. Ce monument religieux comprend un pensionnat pour les enfants pauvres, une clinique ainsi qu'un dispensaire. L'architecte Antoine Chaland dessine l'ensemble des bâtiments sous le règne du roi Louis-Philippe.
SOURCE : musée de l'hôpital du Val-de-Grâce

Les meilleures offres du jour
coupons❯Ventes Flash Profitez en vite !

sur le thème dessin architecture à main levée monuments dessins croquis plein-air dessinés à main-levée châteaux maisons anciennes

Fabien Lesbordes

formateur arts-plastiquesDessinateur avec plus de 10 ans d'expérience et 6 ans comme sculpteur, je suis aussi formateur + graphiste professionnel depuis 2002. A votre service sur la région parisienne

Les mots de cet articleDessin architecture à main levée monuments Dessins croquis plein-air dessinés à main-levée châteaux maisons anciennes - Dessin d'architecture parisienne l'église du Val-de-Grâce
  • dessin
  • architecture
  • paris
  • église